Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah McCoy

Allemagne, 1944. Malgré les restrictions, les pâtisseries fument à la boulangerie Schmidt. Entre ses parents patriotes, sa sœur volontaire au Lebensborn et son prétendant haut placé dans l’armée nazie, la jeune Elsie, 16 ans, vit de cannelle et d’insouciance. Jusqu’à cette nuit de Noël, où vient toquer à sa porte un petit garçon juif, échappé des camps… Soixante ans plus tard, au Texas, la journaliste Reba Adams passe devant la vitrine d’une pâtisserie allemande, celle d’Elsie… Et le reportage qu’elle prépare n’est rien en comparaison de la leçon de vie qu’elle s’apprête à recevoir.

Un roman plein d’émotions et qui aborde l’Allemagne nazie d’un angle de vue différent ce qui lui donne un petit quelque chose de différent.

MON AVIS

Vous l’aurez désormais compris, Un goût de cannelle et d’espoir comporte tout les ingrédients du roman parfait à mon sens : un fait historique, des retours passé-présent et beaucoup d’émotions. C’est tout ce que rassemble ce roman qui fut une excellente lecture.

Un angle de vue différent

Elsie, 90 ans, vivant au Etats-Unis et propriétaire d’une boulangerie allemande nous emmène dans ses souvenirs au cœur de l’Allemagne nazie en 1945. Il s’agit d’un énième roman sur le sujet que je lis, mais j’ai particulièrement apprécié l’angle de vue choisi par l’auteur. En effet, Elsie n’est pas une jeune fille juive persécutée, c’est une jeune allemande « aryenne » qui subit les conséquences de la guerre, mais n’est pas menacée directement. Ce point de vue, du côté des persécuteurs car elle assiste tout de même à des soirées nazies et noue des relations avec des SS, donne à ce roman un petit quelque chose qui le différencie des autres.

Un récit nourrit par des personnages divers

Les personnages sont attachants, notamment Elsie qu’on côtoie beaucoup plus jeune qu’en tant que personne âgée. C’est sa fille Jane qui nous sert d’intermédiaire dans les années 2000. Et bien sûr, il y a Rebecca, autre personnage central, héroïne que j’ai beaucoup aimé par son côté humain et fragile. Rikki quant à lui, petit ami de Rebecca et garde frontière, nous offre un parallèle très intéressant entre la persécution des juifs et celle des latino américains qui passent la frontière américaine rêvant d’un avenir meilleur.

Ce roman fut une très belle découverte, cependant, malgré l’angle de vue différent qui nous est offert, j’emmétrai une petite critique quant à sa ressemblance au niveau de la construction avec le roman de Tatiana de Rosnay, Elle s’appelait Sarah, roman qui avait été un coup de cœur pour moi quelques années auparavant. Il s’agit ici du seul point « négatif » et très subjectif qui m’a dérangé.

4 coeurs-excellente lecture

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8 réflexions sur “Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah McCoy

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