Toutes blessent, la dernière tue

3. Toutes blessent la dernière tue

Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais…
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Mon avis

La lecture de la quatrième de couverture de ce roman est pour le moins intrigante. Elle a eu un effet totalement hypnotisant sur moi. Dès l’instant où j’ai posé mes yeux sur ce livre, j’ai su qu’il fallait que je le lise.

Tama, jeune esclave d’origine marocaine est la protagoniste de ce roman. C’est une jeune enfant attachante et son histoire tragique nous déchire le cœur. Attention, je ne conseille pas ce roman à tout le monde, âmes sensibles s’abstenir. En effet, il y a des passages très compliqués à lire par leur cruauté et les mots assez crus de l’auteure. Cependant, ils sont selon moi nécessaires pour se plonger dans le quotidien de Tama.  Karine Giebel a retranscrit à la perfection la noirceur de l’âme humaine, en vous y plongeant vous ne ressortirez pas indemnes.

Les pages se tournent sans qu’on s’en rende compte, notre cœur est parfois prêt à exploser tellement tant de souffrance et d’inhumanité est incompréhensible. L’alternance entre les chapitres concernant Tama et ceux concernant Gabriel est parfois insoutenable tellement nous voulons savoir ce qui arrive à la protagoniste. Cependant les chapitres concernant Gabriel ne sont pas dénués de suspense. Au contraire ce sont eux qui instillent une dose supplémentaire de mystère au récit. Qui est cet homme ? Qui est cette jeune femme qui s’est introduite chez lui ? Est-ce possible qu’il s’agisse de Tama ?

Au delà de l’intrigue haletante, Karine Giebel aborde une thématique sensible et importante : celle de l’esclavage moderne. Ce roman nous rappelle, hélas, que c’est un fléau encore loin d’être éradiqué.

Comme vous l’aurez compris, c’est un gros coup de cœur pour ce roman, qui prend aux tripes comme jamais et qui ne vous laissera aucune minute de répit tant qu’il ne sera pas dévoré.

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